Critique – The Return

Dernièrement, j’ai posté de moins en moins régulièrement sur le site. Du coup, en bonne résolution pour cette nouvelle année, je me suis dit qu’on allait garder un bon rythme. Et poster le plus de critiques possibles afin de coller à l’actualité des sorties m’aiderait grandement. Malheureusement, l’année cinéma commence très, très mal (allez faire un tour sur les sorties de cette semaine pour vous en rendre compte). Qu’à cela ne tienne, j’ai été voir The Return, et la bonne nouvelle c’est que j’en suis sorti vivant. C’est déjà ça. L’histoire est classique. Joanna (Sarah Michelle Gellar) a des visions depuis son enfance, ce qui la pousse de temps en temps à se lacérer. Mais personne ne semble s’en inquiéter, donc on continue. Pour son travail, elle part au Texas et là, c’est le drame. Ses visions de ce qui semble être un meurtre sont de plus en plus présentes, et rien ne va plus. Joanna dort dans des champs, sa radio déconne et il semble manquer des scènes au film.

Trêve de plaisanteries (même si ce que je dis est malheureusement vrai). On se rend très vite compte qu’on s’est fait avoir. Le film, en plus d’être archi-classique, se veut subtil, en troublant les spectateurs pour mieux les surprendre à la fin. Sauf que c’est raté. Asif Kapadia enchaîne les gros plans sur des détails (on trouble les spectateurs, mais pas trop quand même) et les scènes se suivent de manières grotesques. Le personnage de Sarah Michelle Gellar se perd souvent mentalement et se ballade d’un lieu à un autre avant de se réveiller en sursaut, afin de faire légèrement peur aux spectateurs (c’est un film d’horreur, faut pas l’oublier). Nous pendant ce temps, on ne comprend pas trop et pire, on s’en fout.

Entre tout ça, vous ajoutez un casting complètement raté (bonjour la mauvaise série B), des plans contemplatifs de nuages façon National Géographic, des dialogues ri-di-cules et des hippocampes (et oui). Et enfin, un dénouement logique mais beaucoup trop simple pour rattraper l’horreur de la première heure (le seul avantage de ce film étant de ne durer qu’une heure vingt). Bref, c’est “tout ça pour ça”, et nous on a déjà notre manteau sur les épaules depuis une bonne demi-heure, prêt à se casser avant même que le nom du réalisateur n’apparaisse sur l’écran.

Donc en une phrase : n’y allez pas. Sauf si votre truc c’est les sosies d’Henry Leconte/Renaud, des scènes sans queues ni têtes ou je sais pas moi… les granges. Quant à moi, ma punition continue puisqu’après cette merde, j’enchaîne avec Benjamin Gates et le Livre des Secrets. Ce qui sera au moins involontairement drôle. Enfin, j’espère.

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